Montminy, M. (2008). Raisonnement et pensée critique : introduction à la logique informelle. Les Presses de l’Université de Montréal.
livre cours philosophie rationalité note-ébauche
Introduction
Ceci est un manuel de logique formelle empreintant à l’occasion quelques concepts de logique formelle.
Définition
La logique formelle est l’étude des raisonnements exprimés en langage ordinaire. Elle consiste à :
- analyser la structure des raisonnements,
- les classifier,
- les évaluer en se basant sur des normes.
(ndlr.) Elle emploie souvent une pédagogie par l’erreur en se concentrant sur les erreurs de raisonnements à éviter.
Elle se distingue de la logique formelle qui étudie la forme des raisonnements corrects à l’aide d’un langage artificiel basé sur des symboles logico-mathématiques (ndlr.) visant à minimiser les ambiguités propres au langage ordinaire.
1. Qu’est-ce qu’un raisonnement ?
Un raisonnement vise à convaincre rationnellement en donnant des raisons (déf. « motif légitime justifiant qlqch. ») de croire une affirmation.
Définition
Une affirmation est un énoncé avancé comme vrai.
Comme une affirmation peut être vraie ou fausse, « vrai » et « faux » sont les deux valeurs de vérité possibles d’une affirmation.
Définition
Un raisonnement (ou argument) est une suite d’affirmations comprenant une conclusion et des prémisses, énoncées dans l’intention de soutenir la conclusion.
Même si les raisons données sont mauvaises, il s’agit bien d’un raisonnement si elles sont avancées dans l’intention de soutenir une position — un mauvais raisonnement reste un raisonnement.
Exercice A : raisonnement et conclusion
Je présume que cet exercice suppose une charité interprétative, car l’on pourrait inférer d’autres interprétations de conclusions de raisonnements plus tordus.
1. Oui. Je vois 2 interprétations saillantes :
- plutôt« elles sont toutes fausses »: la conclusion porte sur la religion ;
- éventuellement« il est raisonnable de conclure qu'elles sont toutes fausses »: la conclusion porte sur la manière de raisonner, dans le contexte d’une discussion sur la religion.
2. Non.
3. Oui.« Il est dix heures en France ».
4. Oui.« Je crois qu’elle ne m’aime plus ».
5. Oui.« Henri est un excellent cuisinier ».
6. Oui.« Henri est un excellent cuisinier ».
7. Non.
8. Oui :« Il est probablement allé voir ses cousins en Colombie ».
9. Oui. Je vois 2 interprétations saillantes :
- plutôt« Les Guignols ont remporté le championnat »,
- éventuellement« C'est ce qu'on a annoncé à la radio tout à l'heure ».
10. Oui.« Leur entraîneur doit être fier d’eux ».
1.1 Raisonnement simple
Définition
Une inférence (ou raisonnement simple) est un raisonnement ne comportant qu’une conclusion.
(ndlr.) On peut aussi dire :
- techniquement : « opération logique par laquelle on admet une proposition en vertu de sa liaison avec d’autres propositions déjà tenues pour vraies » (Le Robert).
ou- prosaïquement : « fait de tirer une conclusion ».
- littérairement : « geste de l’esprit allant des prémisses à la conclusion ».
Ex. :
« L’avortement est immoral (conclusion), car tuer un fœtus est immoral et l’avortement consiste à tuer un fœtus. »
1.2 Raisonnement complexe
Définition
Un raisonnement complexe est constitué de plusieurs inférences et comprend donc des conclusions intermédiaires et une conclusion finale.
Les conclusions intermédiaires sont aussi des prémisses pour d’autres conclusions (intermédiaires ou finale) de ce raisonnement complexe.
NOTE
Une prémisse de base est une prémisse d’un raisonnement complexe qui n’en est pas une conclusion intermédiaire.
Ex. :
« Tuer un fœtus est immoral (conclusion intermédiaire et prémisse), car un fœtus est un être humain (prémisse de base), et tuer un être humain est immoral (prémisse de base). Comme l’avortement consiste à tuer un fœtus (prémisse de base), cette pratique est immorale (conclusion finale). »
1.2 Identification et reconstruction
1.2.1 Indicateurs d’inférence
Certains propos ambigüs rendent difficile de déterminer s’il s’agit d’un raisonnement ou, le cas échéant, d’en identifier les prémisses et conclusions :
Ex. :
« Marie a gagné. Jean a perdu. »
→ Selon le contexte :
- est un raisonnement : « Marie a gagné (prémisse), [donc] Jean a perdu (conclusion) ».
- est un autre raisonnement : « Marie a gagné (conclusion), [car] Jean a perdu (prémisse) ».
- n’est pas un raisonnement : relate deux évènements indépendants.
Définition
Les indicateurs d’inférence sont des expressions explicitant souvent la présence d’un raisonnement et sa structure en signalant ses prémisses ou conclusions. Ils se déclinent en :
Indicateurs de prémisse Indicateurs de conclusion - parce que
- car
- puisque
- comme
- étant donné que
- …- donc
- par conséquent
- ainsi
- c’est pourquoi
- il s’ensuit que
- …
Exception
L’expression « or » est souvent un indicateur de prémisse, mais dans certains cas il n’a aucun rôle logique.
Ex. :
Quand j’étais petit, je croyais au père Noël. Or, un jour j’ai découvert que le père Noël n’existe pas.
→ Ici, « or » souligne juste un moment particulier.
Confusion
Ne pas confondre les indicateurs d’inférence avec les autres expressions de conjonctions qui servent à lier des affirmations et peuvent aussi bien précéder des prémisses que des conclusions, voire figurer dans des propos qui ne sont pas des raisonnements :
- et
- mais
- de plus
- néanmoins
- évidemment
- par ailleurs
- …
Ex. :
Avec une prémisse :
« Tu ne devrais pas tricher aux examens, car tricher est injuste envers les autres. De plus, tu pourrais le payer très cher si l’on te surprenait (prémisse). »
Avec une conclusion :
« Plusieurs témoins ont vu le suspect avec un revolver avant le vol à main armée. Par conséquent, son alibi n’est pas crédible (conslusion 1). De plus, les journalistes vont révéler ces témoignages au public (conclusion 2). »
Sans raisonnement :
« Olive est une jument charmante. De plus, elle est née tout près d’ici. »
Exercice B : indicateurs d'inférence
« donc »(conclusion).« Elle a de bonnes chances de se trouver un emploi l’été prochain ».« car »(prémisse).« Vous devez investir maintenant ».« Puisqu' »(prémisse).« Il va bientôt pleuvoir ».- Pas d’indicateur d’inférence. Je vois 2 interprétations saillantes :
- plutôt
« Isabelle a une crise d'identité »;- éventuellement
« Elle se prend pour Cléopâtre »concluerait humoristiquement à un délire identitaire tel que Cléopâtre ou Napoléon.« car »(prémisse),« donc »(conclusion).« Ils sont intelligents ».« Cela est démontré par le fait que »(conclusion).« Les sorcières ont des pouvoirs surnaturels ».- Pas d’indicateur d’inférence.
« La cocaïne affecte le cerveau ».« Puisque »(prémisse). Je vois 2 interprétations saillantes :
- plutôt
« un jour nous aurons épuisé ces réserves »;- éventuellement
« Les réserves de pétrole sont limitées »afin de prouver à un individu que les réserves sont limitées et qu’il a tort de penser qu’elles sont métaphoriquement illimitées (que la question de la pénurie ne se pose pas).
1.2.2 Explication vs raisonnement
Confusion
Les indicateurs d’inférence peuvent aussi être employés dans des explications.
Si un auteur cherche à convaincre d’un état de choses en donnant des raisons d’y croire, il s’agit bien d’un argument ; mais s’il tient déjà pour acquis cet état de choses et cherche à donner des causes ou raisons le rendant intelligible, alors il s’agit plutôt d’une explication.
Ex. :
« Antonio Baritoni est un criminel parce qu’il a eu une enfance difficile. »
→ Qu’Antonio Baritoni soit un criminel est déjà tenu pour acquis, et « parce que » introduit un explication causale de cet état de choses.
Exercice G : raisonnements et explications
- Raisonnement.
- Simple explication.
- Raisonnement.
- Simple explication.
- Simple explication.
- Raisonnement.
- Simple explication.
- Simple explication.
- Raisonnement.
- Simple explication.
- Raisonnement.
- Raisonnement.
- ?
1.2.3 décomposition
1.2.3.1 affirmation simple
Définition
Un affirmation simple porte une seule idée. Elle est généralement identifiable par une phrase simple (qui ne contient qu’un seul verbe conjugué).
1.2.3.2 affirmation complexe
Définition
Une affirmation complexe est composée de plusieurs affirmations simples et porte plusieurs idées. Elle est généralement identifiable par une phrase complexe (qui contient plusieurs verbes conjugués) composée de phrases simples, liées par une ponctuation telle que « , », par des indicateurs d’inférences ou par d’autres expressions de conjonction telles que « et » :
Ex :
[Il est laid], mais [il est grand], [il est fort] et [il est riche].
→ décomposable en 4 affirmations simples.
Attention
Certains affirmations complexes sont exprimées par une phrase simple et sont identifiables par la ponctuation, les indicateurs d’inférences ou d’autres expressions de conjonction.
Ex :
Il est laid, mais grand, fort et riche ; donc respecté.
→ décomposable en 5 affirmations simples que l’on peut reformuler ainsi :
- Il est laid.
- Il est grand.
- Il est fort.
- Il est riche.
- Il est respecté.
Exception
Certaines phrases simples, contenant pourtant l’expression de conjonction « et », sont néanmoins des affirmations simples.
Ex :
« Jean et Marie sont mariés. »
→ n’est pas décomposable en :
- Jean est marié.
- Marie est mariée.
Car une telle décomposition perdrait l’idée de leur union : « Jean et Marie sont mariés » est déjà une affirmation simple portant l’idée d’union entre Jean et Marie.
1.2.3.2.1 Cas particulier de « ou »
Attention
(ndlr.) Une phrase complexe ou simple comportant l’expression de de disjonction « ou » ne doit pas être dissociée — il s’agit d’une seule et même affirmation.
Ex. :
« Il est à gauche ou il est à droite. »
→ Si l’on décompose à tort en :
- Il est à gauche.
- Il est à droite.
Alors on perd le sens du propos original, car la recomposition de ces deux affirmations donne : « il est à gauche et il est à droite ».
1.3 Reconstruction
1.3.1 Forme standard
Pratique
La forme standard vise à expliciter la structure d’un raisonnement simple en le représentant de la manière suivante :
- décomposer les affirmations complexes en affirmations simples ;
- supprimer les indicateurs d’inférence ;
- supprimer les autres expressions de conjonction liant les prémisses ;
- substituer, quand c’est possible, les pronoms par les noms qu’ils désignent ;
- énumérer chaque prémisse et la conclusion sur des lignes différentes, en terminant par la conclusion introduite par le symbôle « » (conclusion logique).
Ex. :
« Comme la peine de mort consiste à tuer une personne, elle inspire le dégoût, puisque tuer une personne est immoral et choquant. »
- décomposition : « tuer une personne est immoral et choquant » → « tuer une personne est immoral », « tuer une personne est choquant » ;
- suppression : « comme », « puisque » ;
- substitution : « elle » → « la peine de mort ».
La peine de mort consiste à tuer une personne.
Tuer une personne est immoral.
Tuer une personne est choquant.
La peine de mort inspire le dégoût.
Exercice C : forme standard
1. Pas d’indicateur d’inférence.
J’ai vu Karine au centre d’emploi la semaine dernière.
Karine a probablement perdu son emploi.
2. Pas d’indicateur d’inférence.
Ce gâteau est trop sucré et plein de gras.
Tu ne devrais pas manger ce gâteau.
3. « comme » (prémisse).
Antoine aime beaucoup les enfants.
Les enfants adorent jouer avec Antoine.
Antoine ferait un excellent père de famille.
4. « pour cette raison » (conclusion).
Frédéric a un tatouage de tête de mort sur l’avant-bras.
Frédéric ne pourra jamais devenir premier ministre du Canada.
5. « or, comme » (prémisse).
On ne peut séparer la politique de la morale.
La religion est au fondement de la morale.
La politique et la religion sont essentiellement liées.
6. « car » (prémisse).
Nous avons une superbe nuit étoilée.
La pression atmosphérique est à la hausse.
Il fera beau demain.
1.3.2 Forme standard annotée
Pratique
La forme standard annotée vise à expliciter la structure d’un raisonnement complexe en le représentant de la manière suivante :
- décomposer les affirmations complexes en affirmations simples ;
- supprimer les indicateurs d’inférence ;
- supprimer les autres expressions de conjonction liant les prémisses simples ;
- substituer, quand c’est possible, les pronoms par les noms qu’ils désignent ;
- énumérer chaque prémisse et conclusion sur des lignes différentes numérotées ;
- chaque conclusion doit apparaître au-dessous des prémisses invoquées pour l’appuyer ;
- après chaque conclusion, rappeler entre parenthèses le numéro des prémisses invoquées pour l’appuyer.
Ex :
« Tuer un fœtus est immoral, car un fœtus est un être humain, et tuer un être humain est immoral. Comme l’avortement consiste à tuer un fœtus, cette pratique est immorale. »
- Un fœtus est un être humain.
- Tuer un être humain est immoral.
- Tuer un être humain est immoral. (1, 2)
- l’avortement consiste à tuer un fœtus.
- La pratique de l’avortement est immoral. (3, 4)
Exercice D : raisonnement complexe et forme standard annotée
Exercice 1. « comme » (prémisse), « par conséquent » (conclusion).
1. Paul ne cesse de parler
2. Lucie va un jour ou l’autre se fâcher contre Paul. (1)
3. Lorsque Lucie se fâche contre quelqu’un, en général, elle a de la difficulté à maintenir une relation avec cette personne.
4. Lucie sera bientôt célibataire. (2, 3)
Exercice 2. « étant donné que » (prémisse), « par conséquent » (conclusion).
1. Le gouvernement a réduit les impôts.
2. Le gouvernement consacrera moins d’argent à l’éducation. (1)
3. Les étudiants devront payer plus cher pour obtenir leur diplôme. (2)
Exercice 3. Pas d’indicateur d’inférence.
1. J’ai appuyé sur l’interrupteur et l’ampoule ne s’est pas allumée.
2. L’ampoule est brulée (1)
3. Il va falloir acheter une autre ampoule. (2)
[Correction] « et » lie ici différentes affirmations, qu’il y ait ou non une virgule pour les séparer.
1. J’ai appuyé sur l’interrupteur.
2. L’ampoule ne s’est pas allumée.
3. L’ampoule est brulée (1, 2)
4. Il va falloir acheter une autre ampoule. (3)
Exercice 4. « donc » (conclusion), « c’est pourquoi » (conclusion).
1. J’ai été marié quatre fois.
2. Chacun de mes mariages a résulté en un divorces.
3. Mes quatres mariages étaient donc quatres erreurs. (1, 2)
4. je pense que c’est une erreur de se marier. (3)
Exercice 5. « car » (prémisse), « donc » (conclusion).
1. Le détective a la réputation d’être raciste.
2. Le détective ne sera pas un témoin très convaincant. (1)
3. L’accusera sera probablement acquitté. (2)
Exercice 6. « donc » (conclusion), « puisque » (prémisse), « donc » conclusion).
1. Des dizaines de personnes disent avoir vu Elvis Presley cette année.
2. Il n’est pas possible qu’autant de personnes soient dans l’erreur.
3. Elvis doit être encore en vie. (1, 2)
4. Il est possible qu’Elvis fasse un retour sur scène bientôt. (3)
Exercice 7. « car » (prémisse).
1. Si tu cesses de fumer, les risques que tu développes le cancer du poumon seront moins élevés.
2. Les non-fumeurs sont beaucoup mieux perçus que les fumeurs.
3. Si tu deviens non-fumeur, tu auras de meilleures chances de te faire des amis. (2)
4. Tu devrais cesser de fumer. (1, 3)
Exercice 8. « puisque » (prémisse), « car » (prémisse).
1. La philosophie met l’accent sur l’argumentation.
2. L’étude de la philosophie est excellente pour développer l’esprit critique.
3. Les cours de philosophie sont obligatoires à l’Université d’Ottawa.
4. Tu as bien fait de choisir l’Université d’Ottawa. (2, 3)
Exercice 9. « donc » (conclusion).
1. En Allemagne, sur les autoroutes, il n’y a pas de limitations de vitesses et il y a très peu d‘accidents
2. Les accidents de voiture n’ont rien à voir avec les vitesses élevées. (1)
3. Nous devrions ici aussi éliminer les limitations de vitesses. (2)
1.4 Affirmations implicites
Un argument comporte parfois des affirmations implicites qu’il faut déterminer en employant le principe de charité interprétative.
Définition
Le principe de charité interprétative consiste à deviner les énoncés implicites d’un argument insuffisament explicite en le comblant par des énoncés les plus vraisemblables possibles et rendant l’argument le plus raisonnable possible.
- (ndlr.) La charité interprétative doit aussi être employée pour déterminer l’acception d’un terme polysémique ambigü.
- (ndlr.) L’inverse de la charité interprétative est la mauvaise foi.
1.4.1 Phrases non déclaratives
Certaines affirmations sont implicites en ce qu’elles ne sont pas exprimées dans des phrases déclaratives, mais déguisées dans des phrases interrogatives, impératives, exclamatives, etc.
Ex. :
« Tu me prends vraiment pour un idiot ? J’ai réussi cet examen. »
(implicite) Je ne suis pas un idiot.
J’ai réussi cet examen.
« Fais ce que ton patron te dit ! Tu risques de perdre ton emploi. »
Tu risques de perdre ton emploi.
(implicite) Tu dois faire ce que ton patron te dit.
Exercice F : questions, ordres et exclamations
- Le champion du monde d’échecs est un ordinateur.
Les ordinateurs peuvent bien sûr penser.- Cela ne sent pas le fromage.
Cela ne ressemble pas à du fromage.
Cela ne goûte pas le fromage.
Cela ne peut pas être du fromage.- Tu me dégoûtes.
Tu dois t’en aller.- Tu vas perdre ton emploi (si tu continues d’insulter ton patron).
Tu ne dois plus insulter ton patron.- On doit se rendre compte que si on commence à tuer les patients en phase terminale, on va tôt ou tard se mettre à tuer les handicapés, les vieillards et les pauvres.
L’euthanasie doit rester illégale.- Cet après-midi, j’ai rencontré mon idole Gérard Girard.
Plus tard, nous sommes allés manger chez Serge Brouillard.
Ce soir, nous allons regarder Les Parapets de Sherbrooke, mon film favori.
Cette journée est fantastique.
1.4.2. Phrases non verbalisées
Certaines affirmations sont implicites en ce qu’elles ne sont même pas verbalisées.
Ex :
« Les enfants n’ont pas le droit de vote, donc Alexandre et Sabine n’ont pas le droit de vote.
Les enfants n’ont pas le droit de vote
(implicite) Alexandre et Sabine sont des enfants.
Alexandre et Sabine n’ont pas le droit de vote.
Exercice E : énoncés implicites
- Les enfants n’ont pas le droit de vote
(implicite) Alexandre et Sabine sont des enfants.
Alexandre et Sabine n’ont pas le droit de vote.- Tristan a fait ses études au Collège Saint-Jean-Baptiste de La Croix de Chevrières.
(implicite) Les gens qui ont étudiés au Collège Saint-Jean-Baptiste de La Croix de Chevrières sont généralement snobs.
Tristan est probablement snob.- On ne devrait jamais dire que quelqu’un est coupable avant qu’il ait été jugé.
Louis n’a pas encore été jugé.
(implicite) On ne devrait pas dire que Louis est coupable.- (implicite) Hélène n’aime pas l’ail.
La soupe contient de l’ail.
Hélène n’aimera pas la soupe.- Titus est un pit-bull.
(implicite) Les pit-bulls sont dangereux.
On ne devrait pas laisser les enfants seuls avec Titus.- Toute propagande est dangereuse.
Les campagnes électorales sont une forme de propagande.
(implicite) Les campagnes électorales sont dangereuses.- Voice of Fire est une peinture abstraite.
(implicite) Les peintures abstraires sont difficiles à apprécier.
Voice of Fire est une oeuvre difficile à aprécier.- La meilleure façon de réduire la criminalité, c’est de rétablir la peine de mort.
(implicite) Il faut rétablir la peine de mort.- Le cerveau des éléphants est presque deux fois plus lourd que le nôtre.
(implicite) Les animaux ayant un cerveau plus lourd sont plus intelligents.
Les éléphants sont plus intelligents que les êtres humains.
2. L’analyse des raisonnements
1 + 2 + 4
↓
3
↓
5